Écologie politique

À propos de l'écologie politique

     Les questions d’écologie politique sont récentes, à l’échelle de l’histoire de la pensée. Elles sont en effet contemporaines du constat des dégradations environnementales à grande échelle, et des conséquences néfastes que celles-ci ont eux sur les conditions de vie des populations humaines. Bien sûr, dès le XIXe siècle et de manière tout à fait contemporaine de l’industrialisation des pays occidentaux, des inquiétudes écologistes se sont fait entendre. Mais elles n’ont pris l’ampleur globale qu’elles ont actuellement que dans les années 1970.

     Depuis, l’écologie politique ne cesse, à la mesure de l’expansion de la crise environnementale, de produire de la pensée. Elle reprend les thèmes classiques de la philosophie et les « actualisant » à la lumière des préoccupations écologistes, mais elle ouvre également de champs de recherche pour accueillir des concepts nouveaux et tout à fait propre à l’écologie (qu’on pense par exemple au terme d’« anthropocène »).

     Malgré une actualité écologiste de plus en plus frénétique, ces concepts et ces théories ainsi que l’histoire de leur élaboration restent encore méconnus. Comme pour les questions de féminisme et de genre, partir des premiers concepts, les discuter et voir la manière dont ils ont été utilisés tout au long de l’histoire de la pensée écologiste paraît le meilleur premier pas à faire pour s’éclairer dans les controverses actuelles.

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Faut-il sauver la nature ?

           La crise écologique est aussi une crise du concept de « nature ». Si les débuts des politiques environnementales se focalisaient sur la défense d’une nature vierge maltraitée par les êtres humains, une partie de plus en plus importante de la réflexion environnementale porte sur la critique de la dichotomie nature/culture. Aujourd’hui, si l’écologie est toujours plus importante, c’est parce qu’elle adresse des problèmes humains : si la dégradation de « la nature » touche « les humains », c’est qu’entre elle et eux, la distinction n’a peut-être par de sens.

Cosmologie, ontologie, éthique environnementale, pragmatisme, morale

L'humanité est-elle responsable de la crise écologique ?

         Avec des concepts d’écologie politique comme celui d’« anthropocène », ou encore comme celui des « générations futures », ou de manière générale lorsqu’il est question d’écologie, un « nous » indistinct désignant les humains en général, l’humanité, nomme le coupable des dégradations environnementales. On essaiera dans cet atelier de faire la lumière sur la responsabilité environnementale en étudiant les diverses causes nommées comme pouvant être à l’origine de la crise écologique : le mode de production capitaliste, la technologie, une culture de la prédation et de la domination, etc. Autant d’hypothèses qui rendent plus palpable le(s) responsable(s), et pourraient permettre de mieux envisager une issue à la crise.

Justice environnementale, histoire des sciences et des techniques, histoire culturelle

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